Formations

Article rédigé par Karine

Découvrez les types de formation qui s’offrent à vous

Publié / Mis à jour le :

Formation initiale, formation continue, alternance, VAE, CPF… Face à la multitude de dispositifs de développement professionnel disponibles en France, il devient difficile de s’y retrouver quand on veut changer de métier, monter en compétences ou simplement comprendre ce qui existe. Ce panorama classe les différents types de cursus selon quatre critères : le statut du public, la modalité pédagogique, le niveau de reconnaissance et les moyens de financement.

Ce qu’il faut retenir

  • La scolarité initiale s’adresse aux personnes encore dans un cursus scolaire, le développement continu concerne les actifs déjà entrés dans la vie professionnelle.
  • Trois niveaux de reconnaissance existent : diplômante, certifiante et qualifiante, avec des débouchés très différents.
  • L’alternance combine cours théoriques et expérience en entreprise via deux contrats distincts : apprentissage et professionnalisation.
  • Le CPF finance uniquement les cursus inscrits au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).
  • La VAE permet de transformer une expérience professionnelle en titre reconnu, sans repasser par un cursus classique.

Formation initiale et continue

Toute la classification des dispositifs professionnels repose sur cette première distinction. Elle ne dépend pas du contenu enseigné, mais du statut de la personne qui suit le cursus : est-elle encore scolarisée, ou déjà entrée dans la vie active ?

Qu’est-ce que la formation initiale ?

La scolarité initiale s’adresse à ceux qui poursuivent leurs études sans interruption. Elle vise l’acquisition des bases d’un métier et débouche sur un diplôme reconnu par l’Éducation nationale ou l’enseignement supérieur : CAP, bac professionnel, BTS, licence ou master. Un principe simple permet de la distinguer du développement continu : au-delà de deux ans d’interruption entre la scolarité et la reprise d’études, on bascule automatiquement dans le champ de la formation continue.

types de formation

Ce mode d’enseignement reste suivi en présentiel dans la grande majorité des cas, même si certains établissements proposent aujourd’hui des parcours en alternance dès le cursus initial.

Qu’est-ce que la formation continue ?

Le développement continu s’adresse aux personnes déjà engagées dans la vie professionnelle : salariés, indépendants, chefs d’entreprise ou demandeurs d’emploi. Il poursuit des objectifs variés, qu’il s’agisse d’améliorer des compétences existantes, d’en développer de nouvelles, de préparer une reconversion ou de compléter un cursus initial.

Un écrivain public qui se forme à la rédaction web, un cadre qui obtient un CAP boulanger pour changer de métier : ces exemples illustrent la diversité des trajectoires que couvre ce dispositif. C’est une obligation nationale inscrite au Code du travail, ce qui signifie que chaque actif dispose d’un droit au développement tout au long de sa carrière.

Comment choisir entre les deux ?

La réponse tient généralement à une seule question : êtes-vous encore dans un cursus scolaire continu, ou avez-vous déjà une expérience professionnelle ? Si vous sortez du système éducatif depuis moins de deux ans, la voie initiale reste votre cadre de référence. Passé ce délai, ou si vous êtes déjà en emploi, c’est le développement continu et ses dispositifs de financement (CPF, plan de développement des compétences, Pro-A) qui s’appliquent.

Les modalités d’apprentissage : où et comment se former ?

Une fois le statut clarifié, reste à choisir la modalité qui correspond à votre organisation, à votre budget de temps et à votre façon d’apprendre. Quatre grandes familles se dégagent.

Formation en présentiel : l’apprentissage traditionnel

Le présentiel demeure un mode d’apprentissage classique et très fréquent. Les apprenants sont réunis dans un même lieu avec un formateur, en cours collectifs ou individuels, au sein d’organismes publics, institutionnels ou privés. L’interaction directe avec l’intervenant et les autres stagiaires facilite les échanges et le maintien de la motivation sur la durée.

Formation à distance et FOAD : apprendre de chez soi

L’enseignement à distance, ou FOAD (formation ouverte et à distance), ne nécessite pas la présence physique d’un formateur ni le déplacement vers un établissement. Il prend plusieurs formes : cours papier, plateformes en ligne, classes virtuelles. C’est une solution souvent privilégiée pour une reconversion, car elle permet de suivre un cursus tout en conservant son activité actuelle. Les examens, en revanche, nécessitent parfois un déplacement en centre.

Formation en alternance : combiner théorie et pratique

L’alternance permet d’associer enseignements théoriques en centre et expérience professionnelle en structure d’accueil. Deux contrats structurent ce dispositif. Le contrat d’apprentissage vise l’obtention d’un diplôme ou d’un titre reconnu, s’adresse principalement à un public jeune (les limites d’âge ont été assouplies au fil des réformes récentes) et s’inscrit surtout dans une logique de scolarité initiale. Le contrat de professionnalisation concerne un public plus large, notamment les demandeurs d’emploi et les adultes en reconversion, et relève davantage du développement continu.

Dans les deux cas, l’apprenant perçoit une rémunération pendant son cursus, tandis que la structure d’accueil bénéficie d’une main-d’œuvre progressivement opérationnelle. C’est un levier efficace pour l’insertion sur le marché de l’emploi, quel que soit le niveau visé, du CAP au master.

Formation hybride et e-learning : les formats innovants

Le blended learning, ou enseignement hybride, mélange séquences à distance et temps en présentiel. Cette approche permet d’organiser librement une partie de son temps d’étude tout en conservant des moments collectifs avec un formateur, ce qui aide à maintenir la motivation quand elle s’essouffle.

L’e-learning, ou enseignement en ligne, regroupe l’ensemble des cours dispensés via des plateformes numériques. Trois formats s’y distinguent : le MOOC (Massive Open Online Course), en accès libre et gratuit, souvent suivi pour développer une culture personnelle ; le COOC (Corporate Online Open Course), destiné aux salariés d’une organisation dans une logique de transformation numérique interne ; et le SPOC (Small Private Online Course), réservé à un nombre restreint de participants.

Les niveaux de qualification : diplômante, certifiante ou qualifiante

Au-delà du statut et de la modalité, chaque cursus professionnel se distingue par son niveau de reconnaissance officielle. C’est souvent le point le plus confus pour les personnes en reconversion, alors qu’il conditionne directement les possibilités de financement et la valeur du titre sur le marché de l’emploi.

Formation diplômante : la reconnaissance officielle

Le cursus diplômant débouche sur un diplôme d’État reconnu : CAP, bac professionnel, BTS, licence ou master. Dispensé par des écoles, universités ou centres spécialisés, il est accessible à tous, salariés comme demandeurs d’emploi. Son principal avantage tient à sa lisibilité : un recruteur évalue facilement le niveau d’études d’un candidat grâce à ce titre.

Formation certifiante : valider des compétences spécifiques

Le cursus certifiant s’adresse en priorité aux personnes déjà entrées dans la vie active. Il délivre une certification reconnue, inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), un référentiel géré par France compétences qui classe chaque titre selon un niveau précis. Contrairement à un diplôme généraliste, il cible des compétences liées à un métier précis, sur des durées généralement plus courtes.

Formation qualifiante : acquérir des savoir-faire professionnels

Le cursus qualifiant ne débouche ni sur un diplôme ni sur une certification. Il apporte une compétence pratique ciblée, immédiatement mobilisable : mise à niveau sur un logiciel, acquisition d’une nouvelle méthode, actualisation de connaissances réglementaires. Sa durée est généralement égale ou inférieure à une année. C’est le format que privilégient de nombreuses organisations pour faire monter leurs salariés en compétences sans viser une qualification officielle.

Formation professionnelle : spécificités et dispositifs

Le développement professionnel regroupe l’ensemble des dispositifs accessibles aux actifs, qu’ils soient salariés, indépendants, chefs d’entreprise ou demandeurs d’emploi. Il vise à développer des compétences, sécuriser un parcours de carrière, préparer une reconversion ou maintenir son employabilité face aux évolutions d’un métier. Deux dispositifs méritent une attention particulière.

Contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation

Ces deux formules d’alternance, déjà évoquées plus haut, constituent le cœur opérationnel du développement professionnel en structure d’accueil. Elles permettent d’obtenir un diplôme, un titre ou une certification tout en étant rémunéré, ce qui en fait des dispositifs très recherchés pour une insertion rapide ou une reconversion réussie.

formation distancielle

Titres professionnels et Certificats de Qualification Professionnelle (CQP)

Les titres professionnels sont délivrés par le ministère du Travail via des organismes habilités. Plus de 300 titres existent, couvrant des niveaux allant du CAP jusqu’au bac+5, tous enregistrés au RNCP. Très prisés en reconversion, ils attestent de compétences opérationnelles directement transférables en structure d’accueil.

Les Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) fonctionnent différemment : créés par une branche professionnelle, ils ne sont pas reconnus officiellement par l’État mais bénéficient d’une forte reconnaissance au sein du secteur qui les délivre. Une structure du bâtiment ou de la métallurgie, par exemple, valorisera un CQP correspondant précisément à ses besoins, même sans inscription au RNCP dans certains cas.

Reconnaître et financer votre formation

Deux dispositifs structurent la reconnaissance de l’expérience et le soutien financier des cursus en France. Ils fonctionnent de manière complémentaire, mais répondent à des logiques distinctes.

La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE)

La VAE permet à toute personne, quel que soit son âge, son niveau d’études ou son statut, de faire reconnaître son expérience professionnelle ou extra-professionnelle pour obtenir tout ou partie d’un diplôme, d’un titre ou d’un CQP. Une durée minimale d’un an d’activité en lien avec la certification visée est généralement requise. Le processus suppose la constitution d’un dossier auprès d’un organisme certificateur, puis une présentation devant un jury qui valide ou non les acquis. C’est une démarche exigeante, qui demande de la motivation, mais elle évite de reprendre un cursus complet quand l’expérience parle déjà d’elle-même.

Le Compte Personnel de Formation (CPF)

Le CPF constitue l’outil central de soutien financier du développement continu en France. Chaque actif accumule des droits en euros au fil de sa carrière, mobilisables pour financer un cursus de son choix. Une condition s’impose cependant : seuls les programmes inscrits au RNCP sont éligibles à ce financement. C’est ce qui explique l’importance accordée à ce répertoire dans le choix d’un parcours, un titre ou une certification non inscrite ne pourra tout simplement pas être financée par ce biais.

Formation pour adultes : reprendre ses études à tout âge

Le développement pour adultes n’est pas une catégorie à part entière, il recouvre en réalité la formation continue et le développement professionnel tels que décrits plus haut. Rien n’interdit à un adulte de suivre un cursus initial, mais dans les faits, ce public se dirige presque toujours vers des dispositifs conçus pour des personnes déjà actives.

Reprendre ses études après plusieurs années d’expérience suppose souvent de combiner plusieurs leviers : un contrat de professionnalisation pour financer une nouvelle certification, une VAE pour valoriser un parcours déjà riche, ou un CPF pour couvrir un cursus certifiant ciblé. L’essentiel reste de partir d’un projet professionnel clair avant de choisir le type de dispositif, la modalité et le mode de financement les mieux adaptés à sa situation.

Quel type de formation convient pour un salarié ?

Pour monter en compétences, le salarié peut se former sur un domaine qui lui intéresse. S’il vise un poste qui requiert une spécialité, une formation diplômante sera donc indispensable. Mais quel type de formation convient le plus à un salarié ? En faisant des recherches, vous allez découvrir différents types de formations en présentiel, à distance ou en e-learning ou encore en blended learning (formation mixte). Vous pouvez trouver les formations qui vous seront utiles sur lesmakers.fr et correspondant à vos attentes.

Ecrit par Karine
Experte en ressources humaines avec plus de 15 ans d'expérience dans de grands groupes. Titulaire d'un Master en Gestion des Ressources Humaines, j'ai occupé divers postes de responsabilité dans le recrutement, la formation et le développement des talents. Mon expertise englobe la gestion des compétences, la mise en place de programmes de mentorat et la gestion du changement organisationnel. J'ai dirigé des projets de transformation culturelle et publié plusieurs articles dans des revues spécialisées. En tant que conférencière, j'interviens régulièrement lors de séminaires internationaux. Mon objectif actuel est de promouvoir des pratiques de gestion des ressources humaines inclusives et adaptatives, surtout dans le contexte des transformations digitales. En dehors du travail, je suis passionnée par la lecture, la randonnée et le mentorat pour jeunes professionnels.