La Journée de solidarité : un jour pour soutenir l’autonomie des personnes âgées et handicapées

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Rédigé par La rédaction

Conseiller RH

Dans le but d’apporter une aide financière à l’autonomie des personnes âgées et handicapées, la journée de solidarité a été instaurée par la loi en 2004. Cette journée a pour vocation de permettre aux salariés de contribuer, par leur travail, au financement de différentes actions destinées à améliorer la situation et les conditions de vie de ces publics vulnérables.

Le principe de la journée de solidarité

La journée de solidarité est une initiative gouvernementale qui consiste à mobiliser l’ensemble des acteurs du monde professionnel pour venir en aide aux personnes âgées et handicapées. La démarche repose sur une journée travaillée supplémentaire non rémunérée pour les salariés, dans le secteur privé comme dans la fonction publique.

Journée travaillée sans rémunération

Sur déduction d’une journée de congé ou par ajout d’un jour de travail, les salariés sont invités à participer à cette journée sans recevoir de rémunération pour leur prestation. Les employeurs s’engagent alors à verser une contribution spécifique à un fonds dédié, afin que le produit de cette journée soit utilisé pour financer les dispositifs d’aide à l’autonomie des personnes concernées.

Rôle de l’employeur

L’employeur doit consulter les représentants du personnel pour fixer la date de la journée de solidarité et s’assurer que le choix retenu convient à l’ensemble des salariés. Si aucun accord n’est trouvé, il peut décider unilatéralement de cette date. Il est également important que l’employeur respecte les dispositions relatives aux stagiaires qui ne doivent pas être concernés par la journée de solidarité.

Dispositifs financés grâce à la journée de solidarité

Les fonds collectés lors de la journée de solidarité sont destinés à financer plusieurs dispositifs en faveur de l’autonomie des personnes âgées et handicapées. La répartition de ces fonds est organisée par certaines institutions au niveau national et régional.

Action sociale

Les actions sociales constituent une part importante des ressources allouées dans le cadre de la journée de solidarité. Les fonds sont utilisés pour développer et pérenniser des programmes d’aide à domicile, faciliter l’accès aux soins médicaux et paramédicaux ou encore améliorer les conditions de vie et d’aménagement des logements. De plus, ces projets incluent aussi bien des mesures d’soutien financier que des dispositifs d’accompagnement personnalisé.

Scientifique travaillant à l'hôpital

Recherche scientifique

La recherche sur la dépendance et l’autonomie est un autre axe d’utilisation des fonds collectés grâce à la journée de solidarité. Le soutien financier apporté permet ainsi de financer des études et projets visant à mieux comprendre les mécanismes de la dépendance et développer des solutions innovantes pour prévenir ou ralentir les effets du vieillissement et du handicap.

La journée de solidarité en pratique : diverses modalités d’application

La mise en œuvre de la journée de solidarité varie selon les secteurs d’activité et les conventions collectives. Pour certains salariés, cette journée peut être l’occasion de s’investir dans des missions de bénévolat ou encore d’aller à la rencontre des personnes concernées par le dispositif.

Journée dédiée ou répartition sur l’année

Les entreprises et leurs employés peuvent choisir de consacrer une journée complète à la solidarité ou bien de répartir les heures travaillées supplémentaires sur l’ensemble de l’année. Cette dernière option peut permettre aux salariés d’intégrer cet engagement solidaire dans leur quotidien professionnel, sans impacter leur temps de travail global.

Bénévolat et action associative

D’autres salariés auront l’opportunité de participer à des actions concrètes au service des personnes âgées ou handicapées lors de la journée de solidarité. En partenariat avec des associations locales et nationales, ces salariés pourront aider à organiser des événements ou prendre part à des activités destinées à améliorer le quotidien des publics concernés.

Un bilan encore perfectible de la journée de solidarité

Si la journée de solidarité constitue un acte fort en faveur de l’autonomie des personnes âgées et handicapées, son impact réel reste à relativiser. Certaines entreprises peinent en effet à mobiliser leurs salariés autour de cette cause et le niveau des contributions versées demeure insuffisant pour couvrir les besoins d’aide à l’autonomie.

Participation inégale des salariés

La participation des salariés à la journée de solidarité varie fortement selon les secteurs et les employeurs. Certains salariés ne sont pas concernés par la mesure (comme les stagiaires), tandis que d’autres n’ont pas toujours une démarche clairement définie à suivre. Il appartient donc aux employeurs de s’impliquer davantage pour favoriser la mobilisation générale et faire de cette journée une action solidaire réussie auprès de leur personnel.

Besoin de renforcer les dispositifs financés

Les fonds collectés lors de la journée de solidarité ont certes contribué à financer des actions importantes pour améliorer l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Cependant, ces ressources demeurent encore insuffisantes pour répondre à l’ampleur des enjeux et aux besoins croissants d’aide face au vieillissement de la population et à l’évolution des besoins des personnes en situation de handicap.